Voyage à Londres

Bien sur, dans un monde idéal les chaussures doivent être assorties aux tenues. Mais là, il me faudrait deux valises ! Allez, hop! On vire celles-ci. On garde celles-là. Et il reste..

1 paire.. 10 cm de talon pour se balader dans la ville tout en ayant une démarche élégante..noires. ça va avec tout..

1 autre paire pour le soir..plus habillées..noires.. ça va avec tout..

1 autre paire au cas où je souffrirais d'avoir sillonné la ville en talons hauts..

1 paire de baskets...On ne sait jamais..Une envie de jogging...Le parc n'est pas loin..

1 paire de sandales pour déambuler dans la chambre..1, 2, 3, 4.

Des chaussures noires avec cette robe? Non. Absolument pas! Il me faut une paire d'une autre couleur.. OK..5..ça peut aller..

Ah..Pas sur que je mette celles-ci..Prenons celles-là au cas où...6...

Un grand sac à main, bourré de tout plein de petites choses utiles. Une grosse valise à roulette. Facile et pratique. Ok. vite, vite, vite! Enregistrement 30 minutes avant le départ. Il est : 11.15 ! Le train est à 12.30. Une demi-heure de trajet.. Je DOIS arriver à l'heure!

Pas facile d'avancer avec tout ça. 10 minutes à pied jusqu'au métro au lieu des 5 habituelles.

Un gros sac fourre-tout qui me fait pencher sur un côté quand je marche.

Faire la correspondance - rapide en temps "normal" - dans le métro. Pas d'escaliers roulants ici. Pas d'ascenseur non plus. Un escalier bien étroit. Mais pourquoi ont-ils fait ça? Il y a à peine de la place pour le voyageur qui monte et celui qui descend ! Deux niveaux à grimper. Combien de marches?

Quelqu'un me bouscule... gravement. Courant quatre à quatre les marches, cet homme athlétique et pressé se fraye brutalement un passage entre moi, qui monte, et celui qui descend. "Merci" ! Hurlai-je de douleur et de rage. "Excusez-moi "! Me lança -t-il énergiquement du haut de l'escalier, sans s'arrêter.

Sidérée et essoufflée, je continuais à grimper péniblement en traînant-hissant mes lourds bagages. La valise à roulettes pesait deux fois son poids maintenant que je devais la porter...L'homme-qui-m'avait-bousculée me regardait arriver sur le quai, tandis que SON métro démarrait. Prochain métro dans 1 minute disait le panneau indicateur..

Voyage agréable et rapide..Le temps de passer quelques coups de fil - à voix basse- et de mettre sur papier quelques géniales idées qui me venaient à l'esprit.. et Oops. Arrivée à Saint Pancras-King Cross !

Juste une heure de perdue grâce au décalage horaire. La vue dégagée. L'espace éclairé. On dirait le printemps dans la gare.

  Tout à coup mes bagages sont moins lourds. La démarche altière, transportée par un tapis roulant, je m'en vais gaiement vers la sortie.

Une voix chaude, accueillante, bien audible et compréhensible (;)) me dit au haut-parleur, et dans toutes les langues, de faire attention à la fin du tapis roulant.

Un personnel respectueux et accueillant dispersé par çi par là. L''impression de se retrouver dans le hall d'un aéroport. D'avoir voyagé pour de VRAI tout en étant à peine partie de chez moi..

Pas besoin de faire la queue au guichet pour alimenter mon Oyester Card - je n'ai pas de « change » pour le distributeur - j'ai pu acheter une carte dans l'Eurostar.

Je m'avance vers les tourniquets afin de prendre le Underground qui m'amènera directement à mon hôtel, vers Earls Court.

Un agent est là pour juste m'aider avec mes bagages, m'ouvrir la barrière, m'indiquer ce que je dois faire si ma carte ne fonctionne pas. Toujours très aimablement.

Je me suis arrêtée un moment afin de lire les grandes pancartes sur lesquelles une main avait indiqué l'état de fonctionnement des métros. « Good service » sur ma ligne m'indiquaient les nombreuses pancartes placées bien en évidence et modifiées au moindre changement.. Je fis attention de prendre également l'un des nombreux petits dépliants mis à disposition et indiquant l'état du trafic (travaux, arrêts partiels, suspension..) pendant la période où j'étais sur place.

Une fois arrivée dans le métro-underground - j'ai eu une hésitation. Une place était libre ici. Je pouvais mettre mes bagages de l'autre côté. Mais j'étais un peu loin de mes bagages qui risquaient de se renverser. Ce n'était pas pratique.

Un homme avait suivi mon regard. Il se leva aussitôt m'offrant sa place.

Way out. La sortie. Prendre l'ascenseur. L'escalator. Ah! Des escaliers... J'allais saisir l'anse de ma valise afin de la traîner-hisser sur les larges marches quand tout à coup je la sentis beaucoup plus légère qu'auparavant. Une fille me proposait - en souriant - de m'aider.

Il faisait beau. C'était à peine le printemps mais les filles étaient en tenue et chaussures d'été. Londres était gaie.

Une fois à l'hôtel et les bagages déposés, je décidai d'aller faire un petit tour au supermarché bien achalandé du Sansburry qui n'était pas bien loin..

Après avoir erré dans les rayons, je demandai à une cliente qui passait par là où je pourrais bien trouver ce que je cherchais.

Elle abandonna son chariot, se précipita pour m'accompagner dans ma recherche. Au bout de quelques minutes qui me semblaient longues - pour elle - je lui proposai d'abandonner. Mais elle courut me chercher un des employés à un autre rayon. Et c'est accompagnée de trois personnes volant à mon secours que je me dirigeai vers l'objet de mon désir : du dissolvant bon marché pour mes ongles dont le vernis rouge s'était écaillé durant le voyage.

This is London ! 

Camden Town ..vers Amy Winehouse..

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